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Mesurer le GEO : citation rate, share of voice et progression des mentions

Trois indicateurs pour savoir si le travail de GEO porte ses fruits : citation rate, share of voice et progression des mentions, avec une méthode à appliquer en interne.

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Photographie illustrant l’article « Mesurer le GEO : citation rate, share of voice et progression des mentions »
Photo de Ngital sur Unsplash

Trois indicateurs comptent en GEO : le citation rate (la fréquence à laquelle vous êtes mentionné), le share of voice (votre part face à la concurrence) et la progression des mentions, ou mention lift (son évolution après une initiative). Cet article décrit la méthode pour mesurer chacun en interne, jeu de prompts, cadence, répétitions, gestion de la variabilité, sans outil payant. Les trois mêmes indicateurs que nous utilisons avec nos clients.

Points clés
  • trois indicateurs répondent à 90 % de la question « est-ce que ça marche ? »
  • un jeu de prompts fixe (30 à 100 prompts) est le socle ; sans lui, aucune comparaison n'est valable
  • mesurer sur les quatre principaux moteurs (ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity) en parallèle
  • une mesure mensuelle pour la référence ; hebdomadaire pendant une phase d'optimisation active
  • 3 à 5 répétitions par prompt et une température nulle réduisent la variabilité au minimum

Pourquoi trois indicateurs, et non un seul

Chaque indicateur répond à une question différente. Le citation rate répond à : apparaissons-nous ? Le share of voice répond à : apparaissons-nous, comparés à la concurrence ? Le mention lift répond à : la situation s'est-elle améliorée depuis le début ?

Pris isolément, chacun ment. Un citation rate de 60 % semble bon, jusqu'à ce que l'on découvre que les concurrents sont à 80 %. Un share of voice de 40 % semble bon, jusqu'à ce que l'on découvre que l'ensemble du marché s'effondre. Un lift positif semble bon, jusqu'à ce que l'on comprenne que la base était nulle.

Les trois ensemble donnent le tableau complet. C'est ainsi que nous mesurons.

Le socle : le jeu de prompts

Tout part d'un jeu fixe de prompts qui reflète la façon dont de vrais acheteurs s'informent sur le secteur. Sans jeu de prompts stable, les indicateurs varient parce que l'entrée a changé, et l'on perd la capacité de comparer d'une période à l'autre.

Quelques bonnes règles pour le construire :

  • 30 à 100 prompts. Pour un SaaS B2B au Portugal, 50 couvrent le terrain pertinent.
  • Un mélange d'intentions. Comparaison (meilleur X pour Y), évaluation (X convient-il pour Y ?), découverte (qui propose X), technique (comment X résout Y).
  • Un langage naturel. N'imitez pas une requête Google (courte, chargée de mots-clés). Les acheteurs sur ChatGPT écrivent des paragraphes.
  • En portugais et en anglais. Les acheteurs B2B portugais changent de langue selon le degré de technicité.
  • Figez-le et versionnez-le. Le jeu de prompts se traite comme du code : versionné, avec un journal des modifications et une date de mise à jour.

Indicateur 1 : citation rate

La question : dans quel pourcentage des prompts du jeu sommes-nous cités ?

Formule : (prompts où nous apparaissons) divisé par (total des prompts du jeu), multiplié par 100.

Une définition opérationnelle importante : être cité signifie que le nom de la marque figure explicitement dans la réponse. Si le moteur mentionne une fonctionnalité du produit sans vous nommer, cela ne compte pas. Si vous apparaissez dans une liste, cela compte une fois (et non à chaque occurrence). Si vous apparaissez avec une URL, cela compte, mais suivez-le séparément de la simple mention, car le signal est différent.

Une référence typique pour une entreprise SaaS B2B portugaise sans investissement préalable en GEO : proche de 0 %. Après 3 à 6 mois de travail régulier, 30 % à 60 % est raisonnable selon le degré de concurrence de la niche.

Indicateur 2 : share of voice

La question : sur l'ensemble des mentions de la catégorie, quelle part nous revient ?

Formule : réponse par réponse. Dans chaque réponse, comptez les marques distinctes nommées, la vôtre et vos concurrents directs. Si la vôtre en fait partie, elle reçoit 1/n de cette réponse, n étant le nombre de marques nommées. À la fin, faites la moyenne de ces fractions sur les réponses qui nomment au moins une marque.

Un exemple avec trois réponses. La première vous nomme, avec un concurrent : vous recevez 1/2. La deuxième vous nomme, avec neuf autres : vous recevez 1/10. La troisième ne nomme personne : elle n'entre pas du tout dans le calcul. Le share of voice est la moyenne de 0,5 et 0,1, soit 30 %.

L'exemple, réponse par réponse
  • Réponse 1 : vous et un concurrent (1/2): Votre part 50%
  • Réponse 2 : vous et neuf autres (1/10): Votre part 10%
  • Share of voice : la moyenne: Votre part 30%

La troisième réponse ne nomme personne : elle n'entre pas du tout dans le calcul. L'exemple chiffré de cet article, avec la formule ci-dessus.

Pourquoi cette méthode, et non les mentions divisées par le total des mentions. Apparaître dans une paire et apparaître dans une liste de dix n'ont pas la même valeur pour celui qui lit la réponse, et la somme des mentions les traite comme si c'était le cas. La moyenne par réponse conserve le poids de chaque apparition, et rend le chiffre comparable entre les catégories qui répondent par des listes courtes et celles qui répondent par des listes longues.

Pour le calculer, il vous faut une liste de 5 à 15 concurrents directs. N'incluez pas de marques qui ne sont pas de vrais concurrents, même lorsqu'elles apparaissent (AWS ou Salesforce dans des réponses génériques ne comptent pas dans votre share of voice au sein de votre catégorie).

C'est l'indicateur le plus difficile à faire bouger, et le plus instructif. Un citation rate élevé avec un share of voice faible signifie que vous apparaissez, mais parmi beaucoup d'autres lorsque l'utilisateur lit la réponse. En B2B, où la recommandation est décisive, cela reste faible.

Indicateur 3 : mention lift

La question : de combien notre citation rate a-t-il progressé depuis la référence ?

Formule : ((citation rate actuel) moins (citation rate de référence)) divisé par (citation rate de référence), multiplié par 100.

Si la référence est de 0 % (un cas fréquent), raisonnez en points de pourcentage absolus. Passé de 0 à 28 % ? Le lift est de plus 28 points.

C'est l'indicateur qui sert à rendre compte des progrès. Veillez à le présenter en même temps que le share of voice ; sinon, le lift peut être illusoire (tout le marché a progressé, la position relative est restée la même).

La méthode opérationnelle

Le processus mensuel type :

Le processus mensuel, étape par étape
Étape 1 sur 6: Des sessions vierges
  1. Des sessions vierges

    Chaque prompt est saisi dans une nouvelle conversation, sans historique. Sur certains moteurs, cela suppose d'ouvrir une fenêtre de navigation privée.

Ce qu'il ne faut pas (encore) mesurer

Certains indicateurs semblent séduisants mais n'apportent aucun signal fiable en 2026 :

  • L'analyse de sentiment des mentions. Les modèles ont tendance à être neutres ou positifs. La différenciation est faible.
  • Le taux de clic sur les URL citées. Les moteurs n'exposent toujours pas de données d'origine fiables (Perplexity est l'exception partielle). Comptez 12 à 18 mois.
  • Le volume de trafic issu de l'IA. Les en-têtes referrer sont incohérents. L'estimer relève de la spéculation.

S'en tenir aux trois indicateurs de base jusqu'à ce que les autres arrivent à maturité est la voie la plus rigoureuse.

Les outils : à la main ou payants

Pour démarrer, le travail manuel suffit :

  • Le jeu de prompts dans un tableur versionné.
  • Une exécution manuelle avec quatre onglets de navigateur, un par moteur.
  • L'annotation directement dans le tableur, avec une coche (oui/non) et la liste des marques mentionnées.

Couverture : 50 prompts multipliés par 4 moteurs multipliés par 3 répétitions donnent 600 interactions. Une personne s'en charge en une demi-journée, une fois par mois. C'est répétitif, mais cela donne une image fidèle à faible coût.

  • 600interactions dans le mois
  • 50prompts dans le jeu
  • 4moteurs, un onglet de navigateur chacun
  • 3répétitions par prompt

Une personne s'en charge en une demi-journée, une fois par mois. La couverture de l'exécution manuelle décrite dans cet article : 50 × 4 × 3.

Quand payer un outil devient pertinent : lorsque le jeu de prompts dépasse 100, lorsque la cadence doit être hebdomadaire ou quotidienne, ou lorsque l'équipe veut gagner du temps opérationnel. C'est là que des outils du type Profound, Otterly ou Peec trouvent leur place : ils prennent en charge l'exécution, pas la décision.

Rendre compte en interne

Un rapport d'une page. En haut : les trois indicateurs, avec leur évolution d'un mois sur l'autre. Au milieu : les prompts sur lesquels nous avons perdu du terrain (et pourquoi : le concurrent X a progressé, le moteur Y a changé de comportement). En bas : 1 à 3 actions pour le mois suivant.

Résistez à la tentation des belles diapositives à 20 graphiques. Pour la plupart des équipes, trois chiffres bien compris valent mieux que des tableaux de bord complexes.

Questions fréquentes

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